Tu te demandes peut-être s’il vaut mieux te tourner vers un coach ou un thérapeute pour traverser ce que tu vis en ce moment. Tu ressens un décalage entre ce que tu voudrais incarner et ce que tu vis au quotidien, une envie de changement, ou au contraire un besoin de réparer une souffrance plus profonde. Entre ces deux univers, les frontières paraissent parfois floues, surtout quand on parle aussi de psychologues, de psychopraticiens, de thérapies brèves ou d’accompagnement en développement personnel. Pourtant, derrière cette apparente confusion, chaque approche répond à une intention différente et à un type de besoin bien précis.
Ce texte t’invite à clarifier ces différences de manière concrète, pour t’aider à choisir l’accompagnement le plus ajusté à ton objectif du moment. Tu vas explorer ce qui distingue la thérapie du coaching, mais aussi leurs ponts, leurs complémentarités, et la manière dont ces approches s’intègrent aujourd’hui dans un paysage plus large de pratiques psychocorporelles, énergétiques, humanistes ou intégratives. Que tu sois en reconversion vers les métiers du soin, déjà thérapeute, coach, ou simplement en quête de repères pour prendre soin de toi, l’idée est de t’offrir une vision nuancée, accessible, sans hiérarchie ni jugement, pour que tu puisses avancer avec plus de conscience et de liberté.
En bref :
- Coaching et thérapie n’ont pas le même objectif : l’un vise surtout l’action et le futur, l’autre explore le mal-être, les blessures et le passé émotionnel.
- Le thérapeute accompagne la guérison psychique, émotionnelle ou corporelle, tandis que le coach soutient la clarification, les décisions et la mise en mouvement.
- Ton état intérieur actuel est le meilleur indicateur : souffrance qui déborde → thérapie ; envie de changement concret → coaching.
- Ces démarches peuvent se succéder ou se compléter au fil de ta vie ou de ta reconversion professionnelle.
- Comprendre les bases des fondements de la psychothérapie et du coaching t’aide aussi si tu veux devenir accompagnant toi-même.
Coaching ou thérapie : comprendre les différences pour choisir en conscience
Pour beaucoup de personnes comme Élodie, 37 ans, cadre en reconversion, tout commence par une sensation diffuse : “Quelque chose ne va plus, mais je ne sais pas si c’est moi, mon job, mon couple ou tout en même temps.” À partir de là surgit une avalanche de questions : coach de vie, psychologue, thérapeute holistique, hypnothérapeute, sophrologue… Vers qui se tourner sans se tromper ? Le premier pas est souvent de distinguer clairement la fonction de chaque type d’accompagnement.
On peut imaginer ces approches comme trois chemins parallèles qui parfois se croisent. D’un côté, la psychologie clinique et la psychothérapie travaillent en profondeur sur les troubles, les traumatismes, les schémas répétitifs, la dépression ou l’anxiété. De l’autre, le coaching se centre sur la mise en action, les objectifs concrets, la confiance en soi au quotidien. Entre les deux, un large champ de thérapies alternatives et psychocorporelles vient relier le corps, l’émotionnel et la conscience, comme la sophrologie, le breathwork, certaines formes de thérapie humaniste ou énergétique.
Pour éclairer ces nuances, il peut être utile d’explorer plus en détail la mission du psychologue, du thérapeute et du coach, puis de les comparer. Les repères proposés ici s’inspirent de pratiques contemporaines et d’articles de référence sur la différence entre coaching et thérapie tels qu’on les retrouve sur des sites spécialisés, mais ils restent des balises, pas des cases rigides.
Le psychologue, par exemple, s’ancre dans une formation universitaire solide en psychologie. Il intervient quand il y a une souffrance psychique significative : crise d’angoisse, trouble de l’humeur, burn-out, difficultés relationnelles profondes. La démarche est centrée sur la compréhension des mécanismes internes : pourquoi ces symptômes se sont-ils construits ? À quels événements de vie, quelles blessures précoces, quelles stratégies d’adaptation renvoient-ils ? Cet espace est un véritable lieu de soin psychique, qui nécessite un cadre éthique et réglementé. Pour mieux t’y retrouver, tu peux d’ailleurs consulter des ressources comme ce guide pour choisir une formation en psychothérapie si tu envisages d’en faire ton métier.
Le thérapeute, lui, est plus difficile à définir en une seule phrase, car ce terme recouvre une grande diversité de pratiques. On parle de psychothérapeute, d’hypnothérapeute, de thérapeute EMDR, de thérapeute holistique, de sophrologue, etc. Certains ont une base universitaire, d’autres se sont formés par des approches intégratives mêlant corps, émotions, énergie et parfois spiritualité. Leur point commun : aider la personne à retrouver un équilibre global, à libérer des blocages émotionnels, à se reconnecter à ses ressources profondes. La thérapie est alors moins centrée sur l’analyse et davantage sur l’expérience vécue dans le corps et le ressenti.
De son côté, le coach travaille avec une personne qui, en général, ne présente pas de pathologie psychique majeure. Elle va plutôt globalement “bien”, mais se sent bloquée à un carrefour de vie : nouvelle orientation professionnelle, changement de ville, besoin d’affirmer sa voix, gestion du temps, leadership, reconversion dans le bien-être. Le coaching se concentre sur le présent et le futur proche : où en es-tu, où veux-tu aller, et comment y aller pas à pas ? L’accompagnement est orienté solution, plan d’action, expérimentation.
Un moyen simple de t’y retrouver consiste à te poser cette question intérieure : “Ai-je aujourd’hui surtout besoin de comprendre et apaiser, ou surtout de clarifier et agir ?” Dans le premier cas, la thérapie sera plus adaptée ; dans le second, le coaching sera souvent plus pertinent. Cette première distinction installe un socle solide pour les sections à venir, où chaque approche sera explorée plus finement.

Thérapie : un espace pour comprendre, guérir et se réparer en profondeur
La thérapie est d’abord un espace pour la souffrance. On y vient lorsque le mal-être déborde des stratégies habituelles : insomnie, crises de larmes, irritabilité permanente, sentiment de vide, répétition de relations toxiques, anxiété envahissante. Ce n’est pas seulement une envie de changer de travail ou de reprendre le sport ; c’est un appel à réparer ce qui, à l’intérieur, semble fissuré.
Dans ce cadre, la personne est souvent nommée “patient”, car elle est accueillie dans une posture de soin. Le thérapeute, qu’il soit psychologue, psychopraticien, ou formé à une psychothérapie d’inspiration humaniste, propose un espace sécurisé pour déposer ce qui fait mal. L’enjeu n’est pas d’atteindre rapidement un objectif mesurable, mais d’ouvrir un processus de transformation en profondeur, parfois sur plusieurs mois ou années.
Imaginons Julien, 42 ans, qui consulte car il se sent constamment menacé de perdre son emploi sans raison objective. Ses nuits sont peuplées de scénarios catastrophes, son corps est en tension permanente. Au fil des séances, il découvre que ce sentiment d’insécurité remonte à une enfance fragile, avec un parent imprévisible, parfois violent, parfois absent. La thérapie va lui permettre de mettre du sens sur son histoire, de revisiter ses croyances (“je ne suis jamais en sécurité”), et peu à peu de se réapproprier son présent avec plus de calme.
Ce travail peut passer par la parole, mais aussi par le corps, la respiration, les sensations. De nombreuses démarches psychothérapeutiques contemporaines reconnaissent que le traumatisme s’inscrit aussi dans le système nerveux, dans les muscles, dans la posture. C’est ce qui explique l’essor des thérapies psychocorporelles, de la sophrologie ou du breathwork. Si ce type de voie t’attire, il existe par exemple des ressources sur la formation certifiante en sophrologie qui détaillent l’articulation entre respiration, relâchement corporel et régulation émotionnelle.
La temporalité de la thérapie est particulière : elle prend le temps. Les séances se suivent, parfois espacées d’une ou deux semaines, créant un fil continu. Il n’est pas rare de se sentir un peu bousculé entre deux rendez-vous, car des souvenirs remontent, des prises de conscience se font. C’est là que la présence stable du thérapeute devient un vrai repère : par son écoute, son silence, ses questions, il tient un cadre qui permet de traverser ces mouvements sans se perdre.
Du côté des méthodes, le champ est vaste. On trouve des approches d’inspiration analytique, cognitivo-comportementale, humaniste, systémique, voire des modèles intégratifs qui tissent plusieurs références. Pour mieux en saisir la richesse, un détour par des contenus comme l’approche systémique de la guérison ou les thérapies intégratives peut offrir des éclairages précieux sur la façon dont la thérapie accompagne aujourd’hui non seulement l’individu, mais aussi ses liens, ses contextes, ses systèmes.
Il est aussi important de rappeler que la pratique thérapeutique s’inscrit dans un cadre légal spécifique, surtout en France. Le titre de psychologue, par exemple, est protégé et encadré. D’autres titres, comme thérapeute ou praticien en méthodes alternatives, sont plus libres mais nécessitent une vigilance éthique forte. Pour toute personne qui souhaite devenir thérapeute ou choisir un professionnel, se renseigner sur la législation des thérapeutes en France est un geste de responsabilité envers soi et envers ceux que l’on accompagne.
Au fond, la thérapie se résume peut-être ainsi : un lieu pour faire la paix avec ce qui a été, afin de pouvoir habiter ce qui est avec plus de douceur. Quand cette paix commence à s’installer, il devient alors plus facile d’envisager des démarches orientées action, comme le coaching, sans que le passé ne tire constamment vers l’arrière.
Situations où la thérapie est particulièrement indiquée
Pour ancrer cette différence, voici quelques types de situations où la thérapie s’avère souvent plus adaptée qu’un coaching.
- Souffrance émotionnelle intense : tristesse profonde, crises d’angoisse, idées noires, sensation de ne plus trouver de sens à la vie.
- Traumatismes passés : violences, abus, accidents, deuils non résolus, événements marquants qui continuent de hanter le présent.
- Schémas répétitifs douloureux : refaire toujours le même type de rencontre toxique, saboter chaque réussite, se sentir constamment rejeté.
- Symptômes corporels liés au stress : douleurs chroniques sans cause médicale claire, maux de ventre, tensions persistantes, fatigue extrême.
- Mal-être diffus : impression d’être “à côté de sa vie”, de ne pas se reconnaître, d’avoir perdu le contact avec ses émotions.
Dans toutes ces situations, le but n’est pas d’atteindre un objectif externe, mais de restaurer la capacité à se sentir vivant et relié. C’est la base sur laquelle d’autres formes d’accompagnement pourront ensuite s’appuyer.
Coaching de vie : avancer, clarifier et passer à l’action selon ton objectif
Si la thérapie déroule un fil qui relie le passé au présent, le coaching trace plutôt une ligne qui relie le présent au futur. On y vient non pas parce que l’on “n’en peut plus”, mais parce que l’on sent que quelque chose doit évoluer : changer de poste, lancer un projet, poser ses limites, prendre la parole, oser une reconversion. La personne accompagnée est souvent désignée comme “cliente”, pour souligner qu’elle est actrice de son processus, engagée dans des actions concrètes entre les séances.
Le coach se positionne alors comme un facilitateur de mouvement. Par le questionnement, des exercices, des mises en situation, des plans d’action, il t’aide à préciser ce que tu veux, à repérer ce qui te freine, à identifier tes ressources. Là où le thérapeute s’oriente vers le “pourquoi je souffre ainsi ?”, le coach cherche plutôt le “comment je peux avancer d’une manière réaliste et écologique pour moi ?”.
Reprenons Élodie, qui se sentait perdue dans son travail. Après quelques mois de thérapie ayant permis de mettre en lumière un vieux sentiment de ne jamais être “assez bien”, elle choisit d’entamer un coaching pour sa reconversion. Ensemble, elle et son coach définissent un objectif : explorer une voie dans le secteur du bien-être. Semaine après semaine, ils élaborent un plan : bilans de compétences, rencontres avec des professionnels, inscription à une formation courte d’initiation à la sophrologie, puis décision d’un projet plus structuré. Ici, la démarche est clairement orientée résultat, même si elle reste respectueuse du rythme d’Élodie.
Un des grands atouts du coaching est sa capacité à transformer une envie diffuse en un chemin balisé de petites étapes. Le coach t’invite à formuler ton objectif de manière précise et motivante, à vérifier qu’il est aligné avec tes valeurs et ta réalité, puis à le découper. Ce découpage rend l’action possible, même quand le but initial semble impressionnant. Il t’aide aussi à observer tes croyances limitantes, tes peurs, ton rapport au regard des autres, mais sans s’installer dans une exploration du passé qui relève plutôt du champ thérapeutique.
Le cadre est généralement plus court et plus structuré que celui d’une thérapie. On parle souvent de cycles de 6, 8 ou 12 séances, avec un contrat clair en début d’accompagnement. Des outils concrets peuvent être utilisés : roue de vie, journal d’auto-observation, exercices de visualisation, mises en pratique entre les rendez-vous. Cette dimension pragmatique attire particulièrement les personnes en transition professionnelle ou les futurs accompagnants qui souhaitent, par exemple, développer leur confiance dans leur posture, comme on peut le voir dans certains articles dédiés à la confiance comme atout de conscience.
Un point essentiel distingue aussi le coaching : il ne se substitue pas à un soin psychique quand il y a une pathologie ou une souffrance majeure. Un coach éthique sait reconnaître quand la demande de son client dépasse son champ de compétence et nécessite une orientation vers un psychologue ou un thérapeute spécialisé. Ce respect des limites fait partie intégrante de la posture professionnelle.
Au-delà des outils, le coaching propose une expérience particulière : celle d’être accompagné par quelqu’un qui croit profondément en tes capacités de progression. Cette confiance extérieure agit parfois comme un miroir : elle te renvoie l’image d’une personne capable d’évoluer, d’oser, de créer, même si toi tu doutes encore. Dans des périodes de changement, ce soutien peut faire toute la différence.
Situations où le coaching est particulièrement pertinent
Pour clarifier encore, voici quelques contextes où le coaching est souvent plus adapté que la thérapie.
- Transition professionnelle : reconversion, évolution de poste, création d’activité, recherche de sens dans sa carrière.
- Développement de compétences : prise de parole, gestion du temps, assertivité, leadership, organisation.
- Projets de vie concrets : déménagement, expatriation, lancement d’un projet créatif, changement de rythme de vie.
- Clarification de choix : hésitation entre plusieurs voies, difficulté à décider, peur de se tromper.
- Envie de mieux se connaître en action : identifier ses forces, tester de nouvelles postures, sortir en douceur de sa zone de confort.
Dans toutes ces situations, le coaching agit comme un laboratoire de transformation concrète : tu expérimentes, tu ajustes, tu apprends sur toi en marchant. L’idée n’est pas de réparer le passé, mais de dessiner un futur plus fidèle à qui tu es, étape après étape.
Coach ou thérapeute : tableau comparatif pour t’aider à décider
Une fois les grandes lignes comprises, il peut être utile de visualiser les différences entre coaching, psychologie et thérapie à travers un tableau synthétique. Cela permet de repérer d’un coup d’œil ce qui correspond le mieux à ton besoin actuel, sans enfermer ces approches dans des cases rigides. Garde en tête que, dans la réalité, les frontières peuvent être plus nuancées, surtout chez les professionnels formés à des pratiques intégratives.
| Aspect | Psychologue / Psychothérapie | Thérapeute (holistique, psycho-corporel…) | Coach (de vie, professionnel…) |
|---|---|---|---|
| Temporalité centrale | Passé et causes du mal-être, retentissement dans le présent | Présent + passé émotionnel et corporel | Présent orienté vers le futur et les objectifs |
| Objectif principal | Comprendre, soigner, réduire la souffrance psychique | Guérir, rééquilibrer, reconnecter corps–cœur–esprit | Clarifier, décider, agir, atteindre un objectif concret |
| Posture de l’accompagné | Patient en demande de soin | Personne en quête d’équilibre et de transformation | Client engagé dans un processus actif de changement |
| Outils privilégiés | Parole, analyse, compréhension des mécanismes psychiques | Travail corporel, émotionnel, énergétique, expérientiel | Questionnement, exercices, plan d’action, mises en pratique |
| Type de demande | Sécurité intérieure, apaisement, traitement de troubles | Libération de blocages, reconnexion à soi | Évolution, performance durable, concrétisation de projets |
| Durée habituelle | Moyen à long terme, rythme régulier | Variable, selon méthode et profondeur souhaitée | Série de séances limitées dans le temps (cycles définis) |
Cette vision comparée offre un bon repère pour sentir où tu te situes. Tu peux aussi croiser ces informations avec des ressources plus détaillées sur la psychologie et le soin énergétique ou sur l’approche humaniste du soin, qui montrent comment certains praticiens créent des ponts respectueux entre ces domaines. L’essentiel est de vérifier que la démarche que tu choisis est cohérente avec ton état intérieur actuel.
Si, par exemple, tu traverses un épisode d’anxiété sévère, dormir moins, perdre l’appétit, te replier socialement, un travail thérapeutique ou une psychothérapie soutenue sera une base plus sécurisante. Une fois ce socle consolidé, tu pourras éventuellement te tourner vers un coaching pour redessiner ton quotidien, tes projets, ta vie professionnelle. À l’inverse, si tu te sens plutôt stable mais en manque de clarté ou de mise en action, commencer directement par un coaching peut être un excellent levier.
Au fond, la question n’est pas “coach ou thérapeute ?” mais “quelle démarche sert le mieux ce que je traverse maintenant ?”. Ce glissement subtil change tout : il te remet au centre de ton propre chemin, au lieu de chercher la “bonne” méthode en soi.
Comment écouter ton besoin pour choisir entre coach et thérapeute
Savoir qu’il existe des différences ne suffit pas toujours à trancher pour soi. Parfois, tout se mélange : il y a à la fois du mal-être et une envie de changement concret, du passé qui pèse et un futur à clarifier. Dans ces moments-là, revenir à une forme d’écoute intérieure simple peut faire émerger le prochain pas le plus ajusté.
Une première piste consiste à te poser quelques questions clés, sans chercher tout de suite les bonnes réponses. Par exemple : “Sur une échelle de 1 à 10, à quel point ma souffrance émotionnelle est-elle envahissante en ce moment ?”, “Ai-je besoin d’un lieu pour déposer ce qui me fait mal, ou d’un espace pour organiser mes idées et passer à l’action ?”, “Est-ce que je me sens en sécurité dans mon quotidien, ou est-ce que je me sens au bord de la rupture ?”. Ces auto-questionnements ne remplacent évidemment pas un avis professionnel, mais ils peuvent t’aider à sentir ton orientation naturelle.
Tu peux aussi observer ton corps : te sens-tu plutôt épuisé, vidé, au point de ne plus avoir l’énergie d’agir ? Ou bien te sens-tu plutôt plein d’idées, mais désorganisé, dispersé, incapable de choisir ? Dans le premier cas, la thérapie, surtout si elle intègre une dimension corporelle (respiration, relaxation, mouvement), pourra soutenir une reconstruction en douceur. Dans le second cas, un coaching bien cadré pourra canaliser ton énergie, lui donner une direction claire.
Un autre critère à prendre en compte est ton rapport au temps. As-tu envie d’entrer dans un processus profond, possiblement long, où les résultats seront plus subtils, mais durables ? Ou cherches-tu plutôt un accompagnement court, focalisé sur un projet ou une compétence précise ? Là encore, chaque option a sa valeur. La thérapie offre la patience, le tissage des fils de ton histoire. Le coaching propose la dynamique, l’expérimentation, le feed-back rapide.
Il est enfin possible de commencer par prendre rendez-vous avec un professionnel (coach ou thérapeute) simplement pour évaluer ensemble ta demande. Un praticien sérieux ne cherchera pas à te garder coûte que coûte, mais à vérifier si ce qu’il propose correspond à ton besoin. Il pourra te dire, par exemple : “Ce que tu traverses relève davantage d’un travail thérapeutique, je peux t’orienter vers des collègues”, ou au contraire : “Un cycle de coaching sur ton projet professionnel me semble pertinent à ce stade.”
Pour celles et ceux qui envisagent de devenir accompagnants, ces questions sont doublement précieuses. Elles invitent à cultiver une posture où l’on ne se prend ni pour un sauveur, ni pour un expert omniscient, mais pour un allié lucide de la croissance de l’autre. C’est souvent dans cette humilité-là que se construit une éthique solide, au service des personnes qui viennent confier des morceaux de leur vie.
Quand et comment combiner coaching et thérapie dans un parcours d’évolution
Dans la réalité, nombre de personnes ne choisissent pas entre coaching et thérapie une fois pour toutes. Elles naviguent de l’un à l’autre selon les périodes de leur vie. Il est fréquent, par exemple, de commencer par une thérapie pour apaiser un terrain intérieur, puis de se tourner vers un coaching pour se redéployer concrètement. L’inverse existe aussi : un coaching peut faire émerger des zones de souffrance plus profondes qui appelleront ensuite un travail thérapeutique plus ciblé.
On peut penser ces allers-retours comme les différentes saisons d’un même chemin. Une “saison hiver”, tournée vers l’intime, la réparation, l’écoute silencieuse de ce qui en toi réclame de la douceur. Une “saison printemps”, plus dynamique, où l’envie de projets, d’apprentissages, de formations et de nouveaux engagements prend le relais. L’important est de respecter ton cycle plutôt que de te forcer dans un modèle unique.
Pour celles et ceux qui souhaitent se professionnaliser dans l’accompagnement, cette articulation entre thérapie et coaching est aussi une grande question. Certains choisissent un ancrage clair en psychothérapie, avec des formations longues, parfois universitaires, comme celles décrites dans des ressources dédiées au choix d’une formation en psychothérapie. D’autres s’orientent vers des écoles de coaching, puis complètent avec des approches corporelles, systémiques ou énergétiques.
Au fil du temps, une tendance se dessine : de plus en plus de praticiens adoptent une vision intégrative de l’accompagnement. Cela ne veut pas dire tout mélanger sans discernement, mais savoir dialoguer avec différentes approches, collaborer avec d’autres professionnels, reconnaître ses limites. Un coach peut, par exemple, travailler en réseau avec des psychologues vers lesquels il oriente certaines personnes. Un thérapeute peut recommander un coaching spécifique à une personne dont le terrain intérieur est déjà bien stabilisé et qui a besoin de soutien pour concrétiser un nouveau projet de vie.
Dans ce paysage en mouvement, il devient précieux de rester informé, de se former de manière continue, mais aussi de cultiver cette phrase comme un fil d’or : “Devenir thérapeute, ce n’est pas apprendre à soigner, c’est apprendre à être présent.” Présent à soi, présent à l’autre, présent à ce qui se vit dans la relation. C’est souvent à partir de cette présence que l’on peut, avec justesse, sentir quand inviter une personne vers un thérapeute, quand lui proposer un coaching, et quand lui suggérer de prendre simplement le temps de respirer, d’écouter ce que la vie murmure à travers elle.
Que tu sois aujourd’hui en quête d’un accompagnement pour toi-même ou en chemin pour devenir accompagnant, cette souplesse intérieure te permettra de faire des choix plus ajustés. Tu pourras ainsi t’orienter vers une thérapie quand ton cœur demande réparation, vers un coaching quand ton élan créatif a besoin de structure, et pourquoi pas vers des approches intégratives lorsque tu sentiras l’appel de relier ces dimensions dans une même vision du soin.
Comment savoir si j’ai besoin d’un thérapeute plutôt que d’un coach ?
Demande-toi d’abord ce qui domine en toi : une souffrance émotionnelle qui déborde, ou une envie de changement concret. Si tu te sens submergé par l’angoisse, la tristesse, des schémas répétitifs douloureux, ou si ton fonctionnement quotidien est fortement impacté (sommeil, appétit, relation aux autres), un travail thérapeutique ou une psychothérapie sera plus adaptée. Si tu te sens plutôt stable mais bloqué dans des choix, des projets, une reconversion, le coaching peut t’aider à clarifier, décider et agir. Un premier échange avec un professionnel peut aussi t’orienter vers la démarche la plus pertinente.
Peut-on suivre en même temps une thérapie et un coaching ?
Oui, c’est possible, à condition que les objectifs de chaque accompagnement soient clairs et que les professionnels respectent leurs limites. Par exemple, une thérapie peut t’aider à apaiser un fond d’anxiété ou des blessures anciennes, tandis qu’un coaching te soutient sur un objectif précis comme une reconversion professionnelle. Il est utile d’en parler ouvertement avec les deux accompagnants pour vérifier que le rythme reste soutenable pour toi et que les démarches se complètent sans se contredire.
Un coach peut-il traiter des traumatismes ou des troubles psychiques ?
Non, ce n’est pas le rôle d’un coach. Le coaching n’est pas un soin psychique et ne remplace pas une thérapie ou une prise en charge spécialisée en cas de traumatisme, de dépression sévère, de trouble anxieux important ou d’autres pathologies. Un coach professionnel formé et éthique est justement capable de repérer ces signaux de souffrance et d’orienter vers un psychologue, un psychiatre ou un thérapeute qualifié. Sa mission est d’accompagner des personnes globalement stables qui souhaitent avancer sur des objectifs concrets.
Si je veux devenir accompagnant, dois-je choisir entre formation en coaching et formation en thérapie ?
Tout dépend de ton profil, de tes appétences et du type d’accompagnement que tu souhaites proposer. Certaines personnes se sentent appelées par la psychothérapie et s’engagent dans des cursus longs et structurés, comme ceux présentés dans les ressources sur la formation en psychothérapie ou en approche humaniste. D’autres choisissent une école de coaching pour accompagner surtout l’évolution professionnelle ou personnelle de personnes déjà stables. Il est aussi possible, avec le temps, de combiner plusieurs formations, en gardant une boussole claire : respecter tes compétences, ton cadre légal et l’éthique de ta pratique.
Combien de temps dure un accompagnement en coaching ou en thérapie ?
Un coaching est généralement limité dans le temps : on parle souvent de cycles de 6 à 12 séances, centrés sur un objectif bien défini. La thérapie, elle, peut durer quelques mois à plusieurs années selon la profondeur du travail, la nature de la souffrance et le rythme de chacun. Certaines approches thérapeutiques brèves ciblent un problème spécifique sur un nombre restreint de séances, tandis que d’autres, plus analytiques ou existentielles, s’inscrivent dans la durée. L’essentiel est de discuter de la temporalité avec ton accompagnant dès le début et de réévaluer régulièrement ce qui te convient.


